Quand la serenite devient un luxe

Le télescopage est violent ! Comme le passage du blanc norvégien au vert normand il y a tout pile une semaine !

La légéreté de nos journées norvégiennes opposée à la pesanteur chaque jour plus importante du quotidien obnubilé par ce virus qui, s’il a faire rire au début, ne le fait plus du tout.

Téléscopage des sentiments, des sensations, oscillant entre optimisme à tout crin, le « on va s’organiser », « on a de la chance de vivre dans notre petite vallée tranquille », et l’inquiétude… Combien de temps ? jusqu’à quel paroxysme cela va t’il aller ? Quand va t’on revoir nos garçons ? (Alix est à la maison). Comment le pays, l’Europe, le monde va t’il se remettre de ce cataclysme, et quand ?

Alors, oui, on va apprendre à vivre autrement, à ne plus courir d’un endroit à l’autre, que ce soit ici ou plus loin, à privilégier l’essentiel alors même que le futile pourrait nous distraire (il faut garder du futile, je pense). Je pense à ceux que leur métier met en situation difficile que ce soit les soignants, et tous les commerçants, restaurateurs, etc… qui voient leur activité s’arrêter d’une heure à l’autre. Nous sommes privilégiés, quasi retraités que nous sommes, encore deux semaines d’activité. Les inquiétudes ici sont de pouvoir se préserver du virus, de pouvoir revoir, toucher et embrasser nos enfants, et de préserver nos sous de retraite placés dans ce yoyo qu’est la bourse en ce moment…

Les journées paraissent immensément longues alors même que nous sommes « confinés » depuis quelques heures, que 7000m2 de jardin attendent notre courage, nos outils et notre huile de coude, que les chiens ne demandent qu’à aller courir dans les chemins ou sur les plages désertes.

On allume un feu, des bougies, on se plonge dans nos photos et vidéos de vacances. Vaines tentatives d’échapper à l’ambiance anxiogène. Pas de JT, pas de radios, juste FIP pour sa programmation musicale variée. Mais rien n’y fait nous ne parlons quasiment que de ça !

Nos échangeurs australiens ont annulé leur magnifique voyage européen, le coloc de Paul à Barcelone voit sa tournée annulée et rentre au bercail (Paulo sera moins seul, mais Fedde est-il porteur du virus ?), Anne est bloquée en France tandis que Benoît est seul à Bangalore…

Nous étions émerveillés de la façon dont tout à parfaitement fonctionné pendant notre semaine dans le grand nord norvégien, nous sommes surtout chanceux d’avoir pu y aller et en revenir !!! Le pays a tout bloqué trois jours après notre retour chez nous. Bref dans tout ce capharnaüm nous sommes tout de même chanceux ! Maintenant il va falloir être prudents et surtout très patients.

Essayons d’égayer nos réseaux sociaux, qu’ils soient informatifs soit, mais aussi vecteur de « joyeusetés » de distractions car sinon la vie va devenir encore plus difficile

Courage à tous ! Soyons super sérieux pour éradiquer ce fléau au plus vite !

Quelque part en Norvège – mars 2020

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