Time to fly home

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Denver airport

Hélas il est l’heure d’embarquer, encore une heure et nos pieds quitteront le sol américain avec comme à chaque fois l’envie d’y revenir (malgré « l’ami » Donald). Les 36 heures à Denver ont été un agréable sas entre la pleine nature et notre retour chez nous. Pas mal de balades citadines ponctuées de petites pauses resto/bière (le Colorado est l’état qui a le plus de brasseries), breakfast (le vrai avec pancakes, saucisses, scrambled eggs, bacon etc…) et cheesecake ! Sans oublier le délicieux Burger du dernier soir et son petit cocktail (pas de Margarita exceptionnellement mais un Rum Dum). Concernant la weed locale, ou cannabis récréatif en vente libre ici, comment dire ??? ça ne donne pas envie quand on côtoie certains supposés consommateurs… Ils ont l’air détendus, ça c’est certain mais mon voisin de bus hier était vraiment strange ! Limite incompréhensible, rigolant sans cesse sans raison le regard perdu et le discours plutôt hilarant. Dans d’autres cas croisés c’était moins marrant. Quand à celui qui ce balade avec son bracelet électronique à la cheville… moi j’aurais mis un pantalon pas un bermuda ! Il devait en être fier !

Nous avons bataillé avec nos valises (après avoir racheté un bagage cabine), il faut dire que les jeans Levi’s à 30 euros, ça donne envie de faire le plein !!! Pas de bisons en peluche, pas de peau d’ours mais pas mal de souvenirs autres que ceux dans nos têtes ! Il faut avouer que je suis capable de rapporter des sacs poubelles parfumés introuvables en France… Et oui ça sent tellement bon ! Mais je n’ai pas osé ! plus de place dans les sacs et appréhension des explications à donner au douanier en cas d’ouverture de valises à l’arrivée… La fétichiste des poubelles ! J’ai bien évidement rapporté mes litres de savon liquide moussant Bath and Body Works !

Notre Airbnb était top. A trois stations de light rail de downtown dans un quartier  de maison assez étonnant car d’une maison à l’autre et d’une personne croisée à l’autre on passait de la banlieue bobo à un quartier de gangs blacks ou latinos !! Au final calme et sympa.

Voilà, les quelques jours qui manquent à ce récit, et notre fameux camping à Yellowstone, seront écrit et publié de retour en France.  Ah oui j’oubliais ! Hier était jour d’éclipse ici, partielle ici. Néanmoins à 11h45am tous les bureaux de la ville se sont vidés, tous étaient dans la rue tournés dans le même sens le nez chaussé des fameuses lunettes ! Nous n’en avions pas et nous avons donc photographié les observateurs !!

See you soon !

 

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Devant Union Station jeux rafraichissants
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Buildings et bâtiments anciens
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Cow
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Le diner de dimanche soir

Une nuit dans un working cattle Ranch

Avant de revenir sur la fin de notre séjour à Jackson (et notre nuit de camping à Yellowstone), j’ai vraiment envie de vous faire part de l’expérience que nous avons vécu hier et ce matin dans notre ranch au milieu des plaines du Wyoming à environ 6heures 30 de voiture de notre lieu de villégiature.

Nous avions décidé de prolonger notre séjour dans l’ouest par une nuit sur la route entre Jackson et Denver (à l’aller nous avons pris un vol intérieur qui nous mettait directement  à Jackson) et deux nuits à Denver histoire de se replonger dans la « trépidance » citadine » (j’invente les mots quand je n’en trouve pas qui me plaisent) avant de rentrer dans notre douce Normandie. J’avais donc réservé un Airbnb qui semblait sympa et authentique dans un working cattle ranch, un vrai ranch, avec des vrais gens, des vrais vaches etc… Nous n’avons pas regretté ! Si une chose : de n’y être resté qu’une nuit et un bout de matinée !

La route, longue il est vrai, mais aux paysages changeants et de plus en plus immenses, nous a permis de rencontrer de vrais cow-boys dans des stations services « deli » « café » du bout du monde (oui oui des vrais avec le stetson et les éperons). Ensuite au bout d’une piste de près de 8 kilomètres, nous avons débarqué chez Leah. Une rencontre, un bout de femme dynamique et tellement accueillante ! Nous voilà installés dans sa « cabin » en bois. Deux chambres, une salle de bain et une pièce à vivre, le tout en mode Grand Ouest totalement authentique. Nous y avons passé une petite soirée tranquille. Seul regret, impossible de sortir admirer les étoiles car une armada de moustiques voraces nous attendaient de l’autre côté de la porte.

Après le petit déj (muffins, bagels et oeufs du ranch) nous avons été salués par les chiens de la maison (Alix tu aurais adoré !) suivi des deux enfants de Leah de 10 ans et 7 ans qui nous ont proposé de nous faire visiter le ranch pendant qu’ils allaient nourrir leurs différents animaux. Poules, moutons, lapins, chats, veaux et le bouvillons de l’ainé qu’il soigne depuis un peu plus d’un an et qu’il va vendre le mois prochain dans une foire aux bestiaux. Les vaches, elles, étaient loin dans des pâtures, ainsi que les chevaux. C’était incroyable ! La passion de ces deux enfants pour leur vie, certainement pas aussi confortable que celle de beaucoup d’autres, était à la fois émouvante et pleine de sincérité et de joie de vivre. Ecouter leurs récits de leurs concours avec les moutons, les jeunes veaux, leur façon de parler des bonheurs et des chagrins de la vie d’éleveur, c’était just amazing !! Nous avons discuté assez longuement avec Leah, parlé brièvement avec son mari. C’était un moment « vrai », une rencontre, un échange, le truc qui arrive parfois au détour d’un chemin, là c’était une piste et un ranch ! Leah et sa famille resteront dans nos mémoire, ça c’est certain. Leur vie aussi si différente de la notre avec leur travail, les hivers froids, la neige. Ils sont ranchers de pères en fils, de mère en fille, une passion, une vie, un choix dont Leah se félicite.  Nous en avons reparlé souvent au long de cette journée de retour vers la ville. L’envie d’y retourner sera toujours là.

En route, nous avons fait le plein de Levi’s dans l’outlet repéré (retour à la société de consommation), roulé sur des Interstates au nombre de voies de circulation sans cesse grandissant, mais reposant après les 23 km de piste défoncée au début du trajet (*), trouvé notre Airbnb citadin vraiment sympa lui aussi (cela fera l’objet d’un autre billet quand j’aurai fait le rattrapage des derniers jours à Jackson), et passé une bonne soirée dans le downtown de Denver.

Demain, dernier jour complet ici. Au programme découverte de la ville, ballade et derniers petits achats (j’ai dû racheter une valise tout à l’heure dans l’outlet…. impossible de refermer les deux de l’aller !).

 

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(*) Notre GPS nous a fait prendre une piste à la sortie du ranch, qui au début paraissait parfaite pour notre véhicule (j’avais réservé un SUV pas un 4×4 pour relier Denver par les Highways et les Interstates), s’est révélée prévue pour les gros gros Pickup de ranchers… Bref 23 kilomètres à compter les mètres, les trous, les cailloux, les mares etc… qui se dressaient face à nous ! Au bout de 10 km comme ça on ne sait plus s’il faut faire demi tour où continuer en croisant les doigts ! On a mis du temps pour ne pas abimer la voiture de loc mais nous y sommes arrivés ! Au moins les paysages étaient superbes, et nous étions entourés de Pronghorns (antilopes), de vaches, de chiens de prairies ! Au final les deux p’tis normands sont plutôt contents (et un peu fiers) de leur aventure ! Mais bon la prochaine fois on louera un 4×4 (depuis le temps que je rêve de rouler dans un gros pickup au moteur rugissant !). J’ai filmé une partie de notre trajet chaotique (vidéo à venir, là il est tard et Jef dors à côté, je vais ranger l’ordi et dormir).